12 juil. 2009

Souriez, c'est l'été.

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4 juil. 2009

Premier amour.

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J'aime les escaliers.

17 juin 2009

Ferunt...

Je ne regarde plus les jeunes démarcheurs fluorescents des ONG.

Je ne vois plus de visages mais les traits d'une seule et même foule.

Mon baladeur m'est plus indispensable pour marcher un stade (près de 180m les cocos) que mes chaussures.

Je mets des t-shirt trop serrés sous une veste en cuir.

Je percute du matériel humain à la sortie du métro, je passe et ne m'excuse pas. La chose équipée d'écouteurs et d'une veste en cuir passe et ne s'excuse pas.

Je m'agace lorsqu'un "Pou' la mousique m'sieurs dames" entame un mauvais morceau pour touristes sur la ligne 12.

Je paye un demi 5,20€ et trouve cela normal. Les tarifs normaux, c'est un truc de provinciaux.

Je suis toujours pressé : le retard est un mode d'être.

Je marche donc très vite. Je parle plus vite.

Et je mange plus vite, je dors plus vite.

Je vis à Paris...

13 juin 2009

L'apparition.

21 mai 2009

J'ai mon Gaffiot ne t'en fais pas.

Politiquement, ce gouvernement-là ne pouvait pas céder, et il n'a pas cédé. Alors les cours vont reprendre et les médias diront que les examens se sont déroulés dans un semblant de normalité... Nous connaissions Pseudo-Senèque, Pseudo-Xénophon, voici l'avènement de Pseudo-Examen.

La panne sèche de l'écriture après les flots d'encre versés en (hypo)khâgne. En plein délire. Je n'écris plus. Ou des phrases erratiques. Comme celle-là. L'ombre pesante du « Maintenant, c'est autre choses ».

Nous sommes des grands maintenant, au seuil d'un M1 qui prendra on ne sait trop quelle forme pour passer on ne sait trop quoi comme concours pour enseigner à on ne sait trop quels élèves armés jusqu'au dents. « Jeunes gens, vous avez besoin d'un Gaffiot pour votre version, pas d'une machette ! » « Va te faire enc*** ! » rétorqueront-ils.

1 mai 2009

Non solum mais rien du tout.

La pagaille. Le bordel. L'histoire sans fin. Peu de mots suffisent à résumer ce que bon nombre d'étudiants vivent à la fac en ce moment. Enfin, la fac, je parlerai de la S*rbonne. Mais relativisons : j'ai le privilège de n'avoir pas cours dans l'université la plus prestigieuse (ce qui est tout de même préférable, en théorie, à ne pas avoir cours dans toute autre université...). Les cours devaient reprendre, c'est du moins ce que la Présidence voulait. Mais les salles sont toujours fermées. Ou parfois pas. Mais parfois oui. Parfois les profs connaissent quelqu'un qui connaît quelqu'un qui peut ouvrir une salle là-bas, à l'autre bout. Alors nous avons cours. Dans un couloir à ras le sol, dans un café, dehors, dans une pseudo-salle, dans une salle où le prof s'est imposé... Parfois, nous avons cours. Mais parfois pas. Et je ne sais pas pourquoi. Parfois oui, je le sais. Mais qui donc ordonne de fermer les salles pour sauver les quelques heures qu'ils nous restent pour sauver les partiels et sauver l'année ? Mystère intergalactique. Parfois, je dois avouer que je n'y comprends plus grand chose.

23 avr. 2009

Ver, veris, n





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22 avr. 2009

Je fais mon marché.

21 avr. 2009

à Paris plus qu'ailleurs.


Mon pass navigo et ma carte d'étudiant réintègre mon portefeuille avant de moi-même réintègrer Paris. Ici, en Lorraine, c'est à dire en zone 37, j'ai repris de détestables habitudes : dire « bonjour » à des gens dans la rue, marcher sur des trottoirs sans jouer des coudes, attendre un « au revoir » en sortant d'un magasin, bref, être poli et conscient d'appartenir à une civilisation qui a abandonné le sacrifice humain et le coupon carte orange depuis des lustres. Mais ce n'est pas si terrible que cela, la vie à Paris ! Et rien que pour les escalators dédiés aux caddies chez Monoprix, ça vaut le coup ! (Non, definitively, je ne me remettrai pas de cette découverte...)

18 avr. 2009




Vous voyez cette boîte de Dinosaurus de grande marque, vous pourriez la payer 1.63€ chez Cora, 38.50€ chez Monoprix Paris ou 5.50€ chez Bricomarché mais savez vous qu'elle est foutrement moins chère chez...

LECLERC ! ! !


(Ouai bon c'est la crise, on recycle des images... Je suis chez Baptiste, on mange des chips (à l'Ancienne saveur Jambon Fumé, évidemment moins chères chez "Leclerc ! ! !"), on regarde France4 qui recycle aussi des épisodes d'Un Gars une fille, on suit le mouvement...)

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17 avr. 2009

Bon... Bon... Je me presse comme un citron pour recueillir quelques mots à poster ici mais rien à faire, quand ça veut pas, ça veut pas.

4 avr. 2009

Cahin-caha

Je n'ai pas démissionné, ce blog vivra. Et s'il fallait raconter les dernières semaines, voilà ce que je dirais.

La Place de la Sorbonne s'est métamorphosée en aire d'accueil pour les camping-cars des gendarmes mobiles. La Sorbonne bénéficie d'un plus gros dispositif de surveillance que le ministère du pétrole à Bagdad. Dans les murs de la Sorbonne, la grève concoctée par les profs puis par étudiants puis par les « BIATOSS » n'a pas pris. Maintenant, les « bloqueurs » les plus radicaux - oui, ceux- là mêmes qui depuis une bonne semaine empilent des tables et des chaises devant les deux dernières entrées en service de la place forte – sont en passe de s'aliéner l'immense majorité des étudiants pourtant opposés à la réforme, cette réforme de la « masterisation », mais qui voudraient, par dessus tout, aller en cours. Et de préférence, plus tôt que début Juillet. Il existe aussi cette chose merveilleuse, appelée « le 16 » ou bien « l'UFR de Grec » ou bien encore « Champollion », bref, un bâtiment dans la rue Victor Cousin où l'UFR de Grec et quelques salles coulent des jours paisibles, très rarement perturbés par la horde des radicaux qui défient et CRS et service de sécurité de la Sorbonne et service privés engagés pour la fête, « les Centaures ». Mais les latinistes et hellénistes ne donnent guère de file à retordre aux Centaures en faction aux entrées du sanctuaire qui renferme les amphi les plus vieux et les moins pratiques de France. Tout le monde semble d'ailleurs ignorer la petite verrue du 16 rue Victor Cousin greffé, ou presque, à la Sorbonne historique à tel point que nous, Lettres Classiques, nous parvenons à suivre quelques cours. Des cours de profs qui ont parfois découvert que oui, une grève était déclenchée depuis 6 semaines, des cours, de vrais cours non pas donnés dans un café, ou dans des escaliers, ou dans un couloir, mais dispensés dans une salle, une vraie salle. Et ce même pendant les jours de manifestations lorsqu'un long cortège (aux alentours de 10 000 âmes selon la Police et 35 000 selon les manifestants) s'élance du Panthéon en direction de je ne sais quelle grande place parisienne...

Et la grève dure, et dure, et dure encore, s'étire de tous ses membres et... l'on ne sait trop comment cela va se terminer.

etc.

26 févr. 2009

Jardin d'hivers.




















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12 févr. 2009

Parce que je deviens un mauvais élève.











































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19 janv. 2009

En dérangement.





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13 janv. 2009

Le temps de rien.






Et maintenant, je sais prendre le bus à Bus. Merci qui ?




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26 déc. 2008

Maintenant, c'est autre chose.

























































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20 déc. 2008

Qua ratione nos pugnamus.







Manuscrits anciens, BNF Richelieu.

19 déc. 2008

Cogo, is, ere, coegi, coactum.



Et nous sommes presque déjà à la fin du semestre, si l'on peut appeler cela un semestre. Je commence à peine à démêler les règles du jeu, entre contrôle continu, examen terminal, partiel générique, version finale, ultime chance etc. En khâgne, on pouvait se raccrocher au je-meurs-avec-honneur-à-bord-de-ce-sujet tandis qu'on a l'impression, maintenant, de jouer sa vie sur une version. Je me rends compte à quel point tout était gratuit, en prépa ; mémoire défaillante oblige, je ne me souviens plus que du plaisir que j'avais à tout dévorer. C'est un mythe de l'âge d'or à combattre. Nous sommes maintenant des hommes préoccupés dans le royaume de la sincère précision universitaire : Daniel Babut, que nous connaissons tous, est une superstar, et une thèse sur tout et n'importe quoi, pourvu que personne n'y aie jamais mis les pieds, est envisageable.

Paris à Noël est un gâteau d'anniversaire sans crème ni bougies. Il y a un semblant de... mais non. Je crois bien voir quelques guirlandes timides par-ci par là... mais non. Le père noël et ses rennes aussi sont bloqués dans le RER B, les santons sont retenus par quelque représentant d'une ONG posté à la sortie du métro, l'air de Noël, parfumé par le vin chaud et le pain d'épice, est comprimé entre deux couches de pollution qui embaument la nuit jaunâtre. Noël à Paris, ce sont des affiches publicitaires qui exhibent des couleurs rouges et vertes, disséminées ça et là. Rien d'autre. Car Paris ne se donne pas la peine de changer, même en apparence : les MacDo débitent leurs graisses, les coudes pressés vous harponnent à la sortie du métro, les regards absorbés par la pâte humaine s'ignorent, s'indiffèrent.

Ici, s'ils le pouvaient, les gens marcheraient sur la tête.


Une chère amie blogueuse me rappelle que je déserte et blog et objectif. Et je n'ai aucune excuse.

K., honte à moi, Procrastination m'a saisi et je n'ai pas répondu à votre commentaire... mais il m'a fait extrêmement plaisir ! Il faudra nous voir. Pour nous souvenir. Pour avancer un peu plus. Merci pour tout, encore une fois.





See you mox.